5 prises de conscience des cabinets d’expertise comptable qui cartonnent !

5 prises de conscience des cabinets d’expertise comptable qui cartonnent !

29 novembre 2021 Non Par IloaBlog

Les ingrédients qui ont fait le succès des cabinets pendant près de 80 ans seraient-ils en train de se périmer ?

Autrement dit, l’usage d’une stratégie gagnante bien établie et largement utilisée pendant des dizaines d’années serait-elle la future cause d’échec d’un grand nombre de cabinets d’expertise comptable ?

Pourquoi en serait-il autrement ? N’est-ce pas ce qui arrive dans la plupart des marchés ? Rappelez-vous…

  • Kodak qui s’accroche à la photo argentique…
  • Nokia à des smartphones à clavier…
  • Compaq à son orgueil démesuré…

Qu’est-ce qui a fait leur échec ?

  • elles ne se sont pas réinventées
  • certaines se sont crues indispensables
  • d’autres ont imaginé la pertinence de leur stratégie éternelle

Il se pourrait bien que les cabinets d’expertise comptable soient arrivés à un tournant de leur histoire…

Cinq prises de conscience majeures, parfois contre-intuitives nous semblent émerger de nos observations de terrain de la part des cabinets les plus en pointe. Mais pas de la part de la majorité des cabinets…

  1. La compta peut bien attendre
  2. Le « tout démat » n’est pas le graal
  3. Une relative libération des obligations légales est pertinente
  4. Le futur passe par les RH et la relation client
  5. La précocité de l’information est cruciale.

1 – La compta peut bien attendre

Alors que les institutions de la Profession ont lancé Drakarys pour reprendre la main sur les outils de production et sur ses données, la migration de gamme n’est pas l’urgence pour plusieurs raisons :

  • les outils des futurs leaders ne sont pas encore à maturité : il leur faudra encore probablement 2 à 3 ans pour y parvenir ;
  • les coûts et l’énergie d’une migration sont conséquents et ils n’apporteront pas de gains à court terme, bien au contraire ;
  • sur le coeur de métier et sur les aspects invisibles pour le client, les anciens outils sont encore hautement performants ;
  • les éditeurs qui bénéficient actuellement de la « vague migratoire » proposent des technologies anciennes. De plus ils sont débordés et auront du mal à assurer des services de qualité.

Nous verrons également dans les points suivants qu’il y a des priorités plus stratégiques.

2 – Le « tout démat » n’est pas le Graal

Bien sûr le phénomène est en marche depuis longtemps : il a été boosté par la crise sanitaire et l’avènement à marche forcée du télé-travail.

Alors ?

  • la facture électronique va constituer une véritable révolution dans la tenue comptable… ;
  • … révolution qui a déjà été repoussée d’un an (au moins ?), ce qui va nous amener au moins vers 2030 notamment pour la plupart des clients qui sont des TPE ;
  • les collaborateurs doivent gérer simultanément des filières d’appros du passé (papier, fax, emails) et ceux du futurs (scan/OCR, imports de fichiers, plateforme de saisie, facture électronique)…
  • …souvent sans processus organisés ni planification pilotée ni management innovant ;
  • la dématérialisation devient parfois plus subie que voulue, poussée par la pénurie de collaborateurs !

Mais comment évoluer vers le service et le conseil quand on n’a plus de bras ? Ni de cerveaux humains créatifs et motivés ?

3 – Une relative « libération » des obligations légales est pertinente

Elles ont fait le fond de commerce des cabinets pendant longtemps mais, mal gérées dans un contexte de pénurie de ressources humaines, elles peuvent aussi devenir un « boulet ».

A quoi assistons-nous ?

  • les prix poursuivent leur baisse tendancielle ;
  • la productivité n’est pas au rendez-vous dans un contexte de pénurie et de turn-over croissants des collaborateurs ;
  • l’Etat lui-même concourt à leur disparition malgré sa folle créativité pour créer, modifier, supprimer, recréer… toutes sortes de contraintes aux entreprises.

Les cabinets ayant les plus fortes croissances se sont libérés de la tenue comptable.

Ils ont également beaucoup travaillé à optimiser leurs processus de production et à manager les collaborateurs vers un nouveau « comportement » productif.

Les gains sont très importants via les mesures suivantes :

  • optimisation des appros clients
  • interdiction du multi-dossiers
  • accélération de la fluidité productive
  • évitement des goulots d’étranglement.

Pour en savoir plus sur notre mission « SOS Période Fiscale » qui permet un gain de productivité mesuré de plus de 30% sur la révision des comptes, prenez rendez-vous ici !


4 – Le futur passe par les RH et la relation client

Les collaborateurs ne sont pas séduits seulement par de beaux outils web et collaboratifs de production comptable ou sociale !

Ils font un métier à forte pression, pas très bien rémunéré ni considéré, qui peut avec l’usure à terme présenter le risque de les faire partir chez un concurrent ou dans une entreprise cliente.

Ils ont besoin de sentir un soutien organisationnel et managérial à la hauteur, ce dernier étant d’autant plus crucial que le télétravail fait son chemin.

Un cabinet qui se recroquevillerait de plus en plus sur un effectif réduit multi-outillé devient de plus en plus fragile.

Quand la facture électronique aura tué 50% du chiffre d’affaires des cabinets d’expertise comptable, par quoi le remplaceront-ils sans des équipes motivées et formées à d’autres prestations ?

Et quel meilleur moyen d’interroger les clients sur leurs attentes, en évitant le traditionnel questionnaire de satisfaction sur les actuelles missions récurrentes ?

Bien sûr, l’usage d’un vrai CRM se répandra dans les cabinets au fil du temps, permettant un meilleur suivi de la relation clients.

5 – La précocité de l’information est cruciale

  • un client qui se porte mal…
  • une mission qui dérape…
  • un collaborateur qui va vous quitter…

Tous ces évènements sont peu ou prou inscrits dans un système d’information pertinent qui doit vous fournir une information fiable et surtout précoce.

Faute de cela :

  • soit vous ne prenez pas de décision : exemple : un dossier qui part en malus et que vous n’apercevez qu’en fin de mission ;
  • soit vous prenez une décision trop tardive : exemple : retenir un client ou un collaborateur qui vous quitte, réévaluer les honoraires d’une mission non rentable.

Mettre en place un véritable tableau de bord automatisé des performances du cabinet, c’est un projet ambitieux qui peut vous permettre, tout en restant totalement indépendant.e de vos éditeurs (utile si vous comptez en changer) – d’aller vers des performances hors normes du fait de l’anticipation des infos clés, par exemple :

  • analyser la structure de votre portefeuille clients et voir son évolution pour prendre des décisions stratégiques
  • détecter/corriger tôt les dérives de productivité ou de rentabilité sur vos missions clients mais aussi sur vos collaborateurs
  • croiser ces données de productivité et de rentabilité avec par exemple la typologie, le degré de digitalisation et les outils collaboratifs de vos clients
  • anticiper vos mali pour les éviter quasi totalement
  • réduire drastiquement la durée de votre période fiscale pour libérer du temps au profit de votre stratégie et de nouvelles offres
  • calculer automatiquement des KPI pour analyser la santé de votre cabinet et la progression de vos performances globales.

Divers outils de BI (Business Intelligence) et de data-visualisation rentrent dans les cabinets : Qlik, Tableau, Google Data Studio, Microsoft Power BI

Ce dernier outil, gratuit au point de part, semble être privilégié par la Profession Comptable, notamment pour des analyses ou de la détection de fraudes en comptabilité et commissariat aux comptes.

RCA Consulting propose un tableau de bord automatique en data-visualisation sous Microsoft Power BI avec un accompagnement à la captation/traitement des data et à la construction/personnalisation de vos KPI depuis des sources et des data variées :

  • data de production
  • date de gestion
  • data marketing et commerciales.

Pour en savoir plus, prenez un rendez-vous ici !